mercredi 3 août 2016

Stage Millau des 3-4 septembre. Samedi matin, nous ouvrirons le bal avec la fameuse séance de côtes/descente. Comme l'an dernier, elle aura lieu au pied du village de Villedommange, au beau milieu des vignes, sur une petite route sans véhicule pour un entraînement qui va allier à la fois plaisir et efficacité. objectif : renforcement musculaire spécifique et naturel pour répondre aux exigences de cette épreuve qui n'en manque pas. Il faudra apprivoiser les montées et aussi (surtout même) les descentes, le jour J, à Millau. C'est une de clés de la réussite à cette épreuve, et d'un 100km, 100% plaisir !
http://www.brunoheubi.com/stage.php?page=1





Stage Millau des 3-4 septembre. Samedi matin, nous ouvrirons le bal avec la fameuse séance de côtes/descente. Comme l'an dernier, elle aura lieu au pied du village de Villedommange, au beau milieu des vignes, sur une petite route sans véhicule pour un entraînement qui va allier à la fois plaisir et efficacité. objectif : renforcement musculaire spécifique et naturel pour répondre aux exigences de cette épreuve qui n'en manque pas. Il faudra apprivoiser les montées et aussi (surtout même) les descentes, le jour J, à Millau. C'est une de clés de la réussite à cette épreuve, et d'un 100km, 100% plaisir !





mardi 26 juillet 2016

Lorsque, Gilles Bertrand, alors rédacteur en chef du magazine VO2, organisateur du festival des Templiers, de la course du viaduc de Millau et autre marathon des Burons (excusez du peu …) a qualifié de "méthode champenoise", mon approche et ma conception de l'entraînement, j’ai ressenti une immense fierté. Venant d’une telle plume, souvent acerbe et sans concession, cela avait une énorme valeur à mes yeux. Apporter ma contribution à son ouvrage, « le guide de l’entraînement en Ultra », co-écrit avec Christophe Rochotte que j’appréciais beaucoup, tombait donc sous le sens. Et j’en fus à la fois honoré et ravi. Mais c’est véritablement à la lecture de l’article que j’ai compris le sens profond de tout cela et de sa métaphore à double sens, pleine de sens, sur notre région viticole si connue et reconnue.

Si j’ai effectivement été amener à réfléchir sur la problématique de l’entraînement du 100km, c’est tout d’abord de manière très égoïste. Je venais de me lancer sur la distance en 1996 et mon esprit cartésien ne pouvait se suffire de l’absence presque totale de référence à l’époque ou l’empirisme régnait en maître à cette période, même à très haut niveau. Il fallait donc que je rationnalise tout cela afin de me construire mes propres plans d’entraînement.
Puis, très vite, Pascal Fétizon me demanda de l’entraîner. Comme un joaillier à qui on donne un diamant brut à tailler ou un mécanicien qui doit régler une Ferrari, je me suis retrouvé soudainement avec l’obligation de réfléchir encore plus vite et encore mieux. J’ai donc mis les bouchées doubles, c’était passionnant et excitant. Je n’avais pas conscience d’être en train de formaliser une méthode. Il s’agissait de répondre simplement à cette problématique qui doit guider tout entraîneur qui se respecte : « quoi faire pour obtenir le maximum de l’athlète ? », « qu’est-ce qui va me permettre d’atteindre la quintessence de son potentiel physique ? », « comment m’y prendre pour tirer la substantifique moelle d’une matière aussi profuse que le corps humain ? ». Mais quand on a l’opportunité d’avoir des retours d’information d’une si grande qualité venant d’un athlète d’un tel haut niveau, être à la hauteur est à la fois une obligation et un devoir.
Le titre de champion de France, obtenu d’emblée, à la première tentative, pouvait effectivement m’indiquer que j’étais dans la bonne direction. Non seulement, il remporta la course face à Thierry Guichard, vice-champion du monde de la discipline, mais ce fut dans un temps de niveau mondial (6h29). Il avait frappé très fort d’entrée ! Le niveau mondial fut d’ailleurs atteint, dans la foulée (si j’ose dire !) avec ce titre de champion du monde obtenu en 2000. La consécration suprême …
Dans le même temps, j’avais moi-même, à mon humble niveau, obtenu des résultats fort convenables et probants au regard de mon niveau sur les plus courtes distances.
La méthode champenoise était née. En effet, étant tous les deux Marnais, cette réussite pouvait donc être qualifiée de la sorte même si la comparaison avec la fabrication du divin breuvage de notre région est très flatteuse à mon goût et je remercie son auteur de ce nouveau bon jeu de mots dont il a le secret.

Je continue toujours, 20 ans après, à réfléchir sur la problématique de l’entraînement et bien entendu sur celui du 100km qui est un peu devenu ma marque de fabrique, avec ces enchaînements d’évènements.
L’articulation de l’entraînement autour de ces 3 facteurs de la performance que sont :
- la puissance aérobie,
- l’endurance aérobie,
- le coût énergétique de la foulée
et qui s’expriment dans les 3 séances clés de mes plans d’entraînement :
- la vitesse maximale aérobie (VMA)
- l’endurance maximale aérobie (EMA)
- la vitesse spécifique (VS)
est le fruit de cette analyse et de cette réflexion issues à la fois de connaissance théorique mais aussi de 44 ans (à ce jour)d’expérience de terrain.
Ma victoire au 100km de Millau m’a fait aimer et apprécier cette course mythique et fascinante. La conceptualisation de la sortie longue spécifique, avec les allures boucle 1 et boucle 2, celle de la séance de côtes/descentes est le résultat à la fois de cette recherche permanente mais aussi des nombreux retours de ces coureurs de tous niveaux qui s’adressent à moi et me confient leur préparation. Je me dois de les écouter et de leur proposer des contenus d’entraînement qui reposent sur la même problématique qui a été celle évoquée plus haut lorsqu’il s’est agi d’entraîner Pascal Fétizon : Permettre à chacun d’être champion du monde de soi-même. Mettre au service de tous, mes compétences, mon expérience et mes connaissances est donc mon crédo du quotidien. La satisfaction que j’en retire grâce aux résultats obtenus et les gratifications des retours et des témoignages que je reçois est une source de motivation extraordinaire et un moteur de chaque jour. Moi qui n’arrête pas de dire qu’il faut donner du sens aux choses, elles en ont pour moi dans cette façon de partager et de transmettre autour de cette passion qui nous unit tous.

Après 20 années d’utilisation, adaptation, transformation, validation, évolution de la méthode champenoise, j’espère que les coureurs qui me font confiance accèdent à l’effervescence et pétillent durant leurs séances d’entraînement.
Bruno Heubi

samedi 23 juillet 2016

Je vous propose un stage d’entrainement/préparation afin de vous préparer le mieux possible sur des terrains d'entraînement identiques à ceux du parcours Millavois. Ce stage se déroulera les 3 et 4 septembre 2016 au CREPS et dans la montagne de Reims.  C'est la date la plus optimale et la plus appropriée. Elle correspond à la plus grosse charge d'entraînement de la préparation.
L’objectif de ce stage est :
• De vous entraîner sur des parcours proches de ceux de Millau, en effectuant des séances spécifiques (sortie longue dans les conditions de la course et séance de côtes/descentes),
• D’effectuer le plus gros bloc d'entraînement de votre préparation,
• De régler tous les derniers détails de la préparation,
• De répondre à toutes les questions que vous vous posez à trois semaines de l'échéance.
Durant de stage, je vous parlerai de ce qui fait la différence, le jour J, afin que vous soyez préparé à surmonter tous les écueils de cette épreuve que je connais si bien et vous y amener jusqu'à la ligne d'arrivée en prenant du plaisir tout au long de ces 100km. Nous allons parler de tous les sujets que vous avez envie et besoin d'aborder à quelques semaines du jour J.
Pendant ces deux jours, nous verrons :
• L’entraînement des 3 dernières semaines,
• La gestion des ravitaillements,
• La logistique,
• Le suiveur,
• La préparation matérielle (tenue, chaussures ...),
• Et toutes les thématiques qui vous intéressent et vous préoccupent
Je serais présent tout au long du séjour en organisant personnellement chaque séquence prévue.

dimanche 10 juillet 2016

mardi 21 juin 2016

Vitesse spécifique : ce qui est pris est à rendre

Un échange avec un coureur que j'entraîne et que j'ai envie de vous faire partager. Bonne lecture !
"Bonjour Bruno,
J’ai bien lu tes messages et tu dois te dire que je n’écoute rien par rapport à la vitesse qui parait trop élevée en sortie longue ! Explique-moi la différence entre 9 km/h en sortie longue et normalement ma vitesse 24h qui devrait être de 7,5 Km/h ? Pour moi si je fais 9km/h je tiendrais encore plus de kilomètres à la vitesse de 7,5 km/h. Car mon problème c’est la baisse de vitesse à partir de 12h de course !"

"Tu as la réponse à ta question dans ta question. C'est souvent le même schéma de pensée et d’analyse que l'on retrouve chez le coureur. "Comme je craque systématiquement à la fin de ma course, il faut que je gagne le plus de temps possible au début de l'épreuve pour compenser par avance le moment où je vais m'écrouler et perdre inéluctablement de la vitesse"
Mais c'est parce que tu vas trop vite que tu t'écroules à la moitié ou au 3/4 de ta course !
"Ce qui est pris n'est plus à prendre" ne s'applique pas en course à pied. Ce qui s'applique c'est : " Ce qui est pris, tu vas le rendre. Et au centuple" Et ce d'autant plus que la course est longue. Sur 10km, si cela arrive au bout de six ou sept, il en reste trois ou quatre à s'accrocher. Sur semi-marathon quand ça faiblit au 15ème, il en reste encore sept. C’est déjà plus long. Sur marathon, c'est autour d'un 30ème que ça se produit le plus souvent. C'est donc une douzaine de bornes à gérer encore. Là, la facture devient vite salée et les minutes défilent. Sur 100km quand on craque au 60ème c'est presque un marathon qu'il faut encore parcourir ! Effectivement sur 24h cela arrive d'autant plus tôt que l'on est parti trop au dessus de sa vitesse spécifique. Et, contrairement aux autres épreuves, bien plus tôt que les 2/3 ou les 3/4 de la course. Pourquoi ? Parce que plus la distance s'allonge et plus l’excès de vitesse est facile. Tout simplement parce que la vitesse de compétition est plus lente. Sur 24h la plupart des coureurs partent à des vitesses équivalentes à un marathonien en 4h qui suivrait les athlètes élites (j’allais écrire Kényans, mais dorénavant, je n’ose plus !). Quel marathonien en 4h aurait l’idée de suivre ceux en 2h10 ? Sur 100km c’est un peu la même chose mais à un degré moindre. Mais les dégâts sont quand même souvent considérables.
En résumé et en conclusion : Il faut courir très précisément à sa vitesse spécifique lors des séances du même nom. Pour des tas de (bonnes) raisons que j’ai maintes fois développées dans d’autres écrits. Ce sont d’autres séances qui te permettront de courir plus vite, plus longtemps. "

Pour tout apprendre, savoir et comprendre sur la vitesse spécifique et l'entraînement
Je vous propose un stage de 2 jours du vendredi soir au dimanche midi, au CREPS de Reims, afin de répondre à une demande toujours plus croissante de conseils pour progresser. C'est le complément idéal des plans d'entraînement qui vont permettre des échanges en direct et des partages avec d'autres coureurs aux motivations identiques. Je serais à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.
Pour toutes les informations, il suffit de remplir le formulaire de contact ici ou de télécharger le livret de présentation du stage en cliquant ici
Vous pouvez aussi me joindre directement : au 06 70 51 68 81 par téléphone ou en par mail à contact@brunoheubi.com